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juin
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Le balancier

Un rêve étrange m’a réveillé la nuit dernière. J’avais les cheveux blonds, très blonds. Dans un coin, mon ex riait en me pointant du doigt.  Je me suis réveillée en sursaut, le souffle court. De la main j’ai tâté sous les couvertures pour toucher le corps qui était à mes côtés.  Je l’ai reconnu immédiatement, mes doigts comme un oeil de chat dans la pénombre… c’était M.

Les souvenirs s’étaient réveillés en même temps que moi. Tout déboulait alors comme les rochers au bord d’une falaise. Aucun panneau avertissant contre les dangers d’éboulement.  Je revoyais mon ex le visage rouge, des fusils dans les yeux me disant que je choisissais mes plus beaux strings quand je sortais. Me reprochant de mettre mon vieux string bleu le mercredi et de ne pas être sexy en pyjama le soir. Pendant un certain temps, j’ai tenté de me justifier. Déclarant avec conviction que je ne choisissais pas mes sous-vêtements mais que je plongeais plutôt la main dans le tiroir et les prenais au hasard.  Il ne m’a jamais cru car régulièrement, ça revenait sur le tapis.

Un jour en arrivant du boulot avec des sacs d’épicerie à la main, j’allai retrouver mon ex dans le garage avec ti-prout roux qui avait alors 2 ans.  Lorsque je vis son regard, je me sentis devenir toute molle. L’instant d’un éclair, ma journée défila devant mes yeux… analysant mes faits et gestes, je cherchais en vain ce que j’avais bien pu faire de travers.

-Je t’ai vu, dit-il d’un ton rageur contenu.
-Tu m’as vu quoi?
-J’t'ai vu osti.

D’un coup, je me sentis coupable. Persuadée que j’avais fait quelque chose de terrible, je me creusais les méninges pour trouver de quoi il en retournait.  Rien à faire, je ne voyais rien. Plus je cherchais, plus je me sentais coupable. J’aurais voulu lui dire qu’il avait raison et m’excuser, ça aurait été tellement plus facile.

-J’t'ai vu à la sortie d’autoroute *** pis ton collègue de travail était trois chars en avant de toi. Je passais sur le viaduc et je vous ai vu.
-Euh… j’allais faire l’épicerie pour prendre de l’avance pour le week-end, dis-je en montrant les sacs que j’avais encore dans les mains.
-J’t'ai vu osti. Tu sors jamais à cette sortie là. T’as changé tes projets quand tu m’as vu hein?
-Pantoute, je ne t’ai jamais vu passer.
-Eille j’t'ai vu. T’auras beau dire n’importe quoi, tu sors jamais à c’te sortie là.

Le coeur battant la chamade, je l’ai traité de fou et je suis rentrée dans la maison en tremblant. Sur un coup de tête, j’ai téléphoné à mon collègue de travail pour lui demander c’était quoi l’idée de prendre la même route que moi après le boulot. Il n’était pas là.  Réalisant ce que je venais de faire, je tremblai encore davantage. Ah merde… et s’il avait l’afficheur? Et s’il téléphonait plus tard?  Mon Dieu s’il vous plait, faites qu’il ne rappelle pas… faites qu’il ne rappelle pas.  Comme je n’avais pas moi-même l’afficheur, chaque fois que le téléphone sonnait mon coeur cessait de battre. Et à 20h, il téléphona…

-Salut, tu m’as appellé?
-Oui, dis-je d’une voix chevrotante presque étranglée.
-Qu’est-ce que tu voulais?

J’avais honte. J’éprouvais une gêne immense, n’osant pas raconter la raison de mon appel… mais je le fis tout de même.

-C’t'un criss de malade ton chum. La route appartient à tout le monde pis j’ai le droit de passer où je veux. Hey yé malade rare lui.  Tu lui diras que j’étais allé à la SAQ chercher du vin pour aller voir ma blonde ensuite pis que c’est pas de ces câlisse d’affaires.

Je tremblais encore plus en raccrochant le combiné. Bien que je me sois enfermée dans une chambre pour parler avec lui, j’étais persuadée que mon ex savait qu’il avait téléphoné… qu’il avait peut-être même écouté la conversation avec un autre téléphone alors je me devais de lui en parler. J’étais totalement paranoiaque.  Ce n’est qu’un petit exemple d’épisode que je vivais régulièrement.  Je me sentais sombrer, je coulais à pic alors que mes enfants commençaient à avoir de plus en plus besoin de moi dû à leur maladie.  Je passais une partie de la nuit à analyser mes journées, cherchant s’il y avait quoique ce soit qui puisse déclancher une crise.  Lorsqu’il me touchait, je faisais semblant de dormir profondément en souhaitant qu’il abandonne. Il n’abandonnait pas, j’étais sa chose, sa possession dont il pouvait se servir quand l’envie lui prenait.

Tic… tac… tic… tac  Le balancier battait la cadence. Ma vie… ou la sienne… ma vie… ou la sienne. Mon ex a toujours rêvé que je me fasse teindre en blonde et comme je n’arrivais pas à le convaincre que je préférais les cheveux foncés, je faisais un compromis en étant rousse.  Jusqu’au jour où un changement s’amorça doucement en moi, je commençais à me choisir moi. Je passai donc au brun pâle. Plus je me remettais debout intérieurement car je voulais que ma vie change, plus ça dégénérait avec mon chum (ex). Un soir de chicane, il sortit dehors avec un long couteau de cuisine que je lui arrachai de peine et de misère alors qu’il embarquait dans la voiture. Il parti en faisant crisser les pneus et me téléphona vers 23h pour me dire qu’il était à Québec. À deux heures de route de la maison. Au lieu de sauter sur l’occasion et faire le premier pas vers ma libération, je le suppliai de revenir.

Tic… tac… tic… tac… Mon choix commençait à se préciser. La première fois que je lui fis part de mon désir de me séparer, je le retrouvai quelques heures plus tard dans le sous-sol, une corde à la main. Lorsque je lui arrachai des mains, je vis le noeud coulant.  J’étouffais, c’était autour de mon cou que l’étau se resserrait.  Ce n’est que plusieurs mois plus tard, à mesure que la couleur de mes cheveux se rapprochait du noir, que je me sentais revivre. Je redevenais moi-même tranquillement et ça l’effrayait. J’ai eu besoin d’aide aussi, je n’ai pas tout fait toute seule. Un coup de téléphone d’une cabine téléphonique à une maison d’hébergement pour femme victime de violence (psychologique ici) changea ma vie.

Mes cheveux blonds la nuit dernière fut comme un sceau d’eau glacée en plein visage. J’suis si heureuse que tout cela soit derrière moi. J’suis si heureuse d’avoir développé autant de force morale. Je crois qu’une petite joie aujourd’hui surclasse dix souffrances.  Je crois maintenant que plus rien ne pourrait me faire courber comme un arbre seul dans un champ, courbant au gré du vent. J’suis enracinée maintenant, solidement.

Petite lecture sur la violence ici.


16 Réponses vers “Le balancier”


  1. juin 27, 2008 à 9:49

    J’ ai connu exactement la meme chose, j’ ose pas trop en parler, l’ ex vient s’ incruster et lire mon blog parfois, ca me met les boules! Il s’ enfermait aux toilettes avec de ces couteaux et defoncait tout en menacant de ne jamais en sortir vivant… Quand je disais le quitter, il partait en voiture et me disait, regarde les nouvelles m’ a me crisser en bas d’ un pont.. Oh, moi ca fait 1 an et demi qu’ on est plus ensemble, mais c’ est encore si pres…. J’ ai encore la trouille…C’ est vrai qu’ on est malade d’ endurer ca!

    Une chose est sure, plus jamais je vais croire changer qqn, on a pas ce pouvoir, on l’ a si peu sur soi…. J’ préfère changer en moi ce qui m’ ammené un homme comme ca ;) xxxxxxx

  2. juin 27, 2008 à 10:14

    Très bouleversant billet. J’y reconnais aussi une part de mon ex: menaces de suicide récurrentes, contrôle, manipulation, soupçons continuels. Il voyait des conspirations partout, percevait le monde entier contre lui, refus de reconnaître dans les patterns malsains de sa vie qu’il puisse y avoir une responsabilité, se faisait rabat-joie lorsque j’étais trop joyeuse (et c’était une époque de ma vie où j’étais très rayonnante en dépit de la violence psychologique).

    Malgré tout l’amour que j’avais éprouvé pour lui (et l’affection qui subsistait), la rupture fut un grand soulagement pour moi (mais ce fut difficile toutefois de me défaire entièrement de son contrôle). J’ai craint pendant un certain temps qu’il se venge en s’en prenant aux enfants. Ma hantise…

  3. juin 27, 2008 à 10:27

    ouf.. ton texte me fait vivre tout plein de choses… N’ayant jamais vécu cela, je ne peux qu’imaginer la terreur… Tu décris très bien une partie de ce que tu as pu vivre et je félicite toutes celles ayant le courage de partir… bravo

  4. juin 27, 2008 à 10:29

    C’est fou de constater le nombre de femmes ayant vécu ce genre de chose.

    Mandoline : je suis toujours un peu réticente à écrire aussi… sauf que ce serait lui donner encore du pouvoir de me censurer. J’crois qu’on fini par passer au travers, tu vois de mon côté ça fait un peu plus de 2 ans qu’on est séparé et je dois encore me parler afin de bloquer certaines défenses qui remontent parfois à la surface. La paranoia ne nous quitte pas du jour au lendemain n’est-ce pas?

    Grande-Dame : les enfants… ça aura été mon plus grand déchirement en fait. Car oui, il les a fait payer au début. Leur gueulant dans les oreilles que leur mère est une hypocrite, une menteuse et qu’ils devaient savoir qui j’étais vraiment. Il ne cessait de leur répéter que je préparais mon coup depuis longtemps. Y a des images horribles qui ne s’effaceront jamais de ma mémoire. Mes enfants affalés au sol, en larmes, suppliant leur père d’arrêter de dire des choses atroces à mon sujet. Fred lui demandant d’aller parler avec des adultes. Dois-je dire à quel point mes marmots ont été perturbé? et à quel point les tics jaillirent par la suite?

    C’est bien de constater combien on arrive tout de même à être vivante aujourd’hui non?

  5. juin 27, 2008 à 11:17

    Been there, done that. De mon côté, la violence physique côtoyait la violence psychologique sous le même toit. J’ai même déjà entendu de la bouche de cet homme que l’oeil au beurre noir que j’avais allait avertir les autres qu’ils devaient se tenir loin… Pfft. Qu’est-ce que ça prend comme courage, comme force et comme abnégation de partir, malgré les menaces, malgré l’estime qui a pris une débarque, malgré la peur qui ronge au quotidien, malgré la douleur de provoquer tant de haine chez quelqu’un qu’on aime ! Et ça prend également ce qu’il reste d’amour propre, quand ce n’est pas uniquement pour protéger les petits.
    Un soir, les policiers sont venus me chercher à l’endroit où je travaillais. L’Ex(écrable) avait avalé des tonnes de médicaments pour tenir sa “promesse” d’en finir si je le quittais. Je me suis rendue à son chevet, dépitée. Quand j’ai vu son sourire sadique sur le lit d’hôpital, dès qu’il m’a vu arriver déconfite, j’ai pris la décision définitive. Je débarquais de son bateau et allait voguer sur le mien, quoiqu’il arrive.
    Je lui ai proposé de se prendre une balle, la prochaine fois. Pour étendre encore plus les dégâts, puisque c’est ce qui le faisait sourire.
    Ça a été méchant de ma part, mais c’est en lui disant cela que j’ai compris jusqu’où la folie d’être persécutée me portait. J’ai changé de ville. Changé de prénom. Changé de vie. Fait le ménage. Ai dit adieu à la pension alimentaire avec laquelle il tentait de me “prendre par les couilles”. Ai dit adieu à l’unité familiale comme je la concevais. Et ai rencontré un vrai homme, par la suite. Qui m’a appris que je pouvais vivre de douceur et d’amour, d’espoir et de respect. Sans me sentir épiée, questionnée, mal à l’aise, obligée, sale ou déloyale.
    Quand il est parti en thérapie, après quelques années – ses dernières conjointes ayant vécu la même peine que la mienne – j’ai tenté de l’aider à se construire autrement, puisqu’il me le demandait. J’y ai gagné autant que perdu. Je n’ai presque plus peur de lui confier fiston (cette peur dont Grande Dame fait état dans son commentaire), mais encore la crainte de devoir faire l’objet de ses méchancetés, ce qui est d’ailleurs arrivé il y a quelques années. Malgré la thérapie. Malgré les promesses. Malgré tout.
    Quand la bonté n’est pas au fond de l’âme de quelqu’un, que sa seule raison d’être est de paraitre pour mieux détruire, il reste peu à faire… sinon se rappeler, toujours, que ce qu’ils disent n’est qu’un miroir vers leur noirceur, vers leur besoin de détruire pour posséder, de tuer pour vivre. Et espérer avoir transmis tellement autre chose à nos enfants. Pour qu’ils n’aient jamais cette propension à imiter leur père.
    Se rappeler, aussi, pour que cela n’arrive plus jamais. Et réagir à temps.
    Oui, on est vivante aussi. Parce qu’on a su un jour qu’être morte, c’était trop triste… :-)

  6. juin 27, 2008 à 11:32

    Intellex : tu me laisses perplexe. Je ne savais pas à quel point tu avais été touché par ce fléau… parce que c’en est un. On sent une grande force à travers tes mots, un virage qui fut drastique mais nécessaire. Merci pour ton vécu.

    Je rajoute un petit bout… mon ex est tourette lui aussi. À quelque part, je n’arrivais pas à le quitter parce que j’avais peur de m’avouer que mes enfants vivraient peut-être un rejet eux aussi un jour. J’avais peur de laisser croire ainsi que c’était à cause du syndrome. J’ai aussi cru qu’il avait développé un obession pour moi, dû au SGT aussi… en fait, je ne saurai jamais le fin fond de l’histoire.

    Il est aussi allé en thérapie avec des hommes violents qui l’étaient presque tous physiquement alors il me disait qu’il n’avait pas d’affaire là. Il s’était lié d’amitié avec un homme qui avait maltraité un poupon de 2 mois. Au début, j’ai cru qu’il disait ça pour m’effrayer davantage. Je ne le croyais pas jusqu’à ce que je rencontre cette dame avec avec ce bébé qui ne cessait de pleurer car il avait mal au cou. J’étais traumatisée littéralement, je commençais à penser que s’il était capable de se lier d’amitié avec un homme faisant du mal à un minuscule bébé, c’était que sa tête allait vraiment mal. Le jour où il a déménagé son stock de la maison, ce gars là l’accompagnait. Mon ex me traitait de toutes sortes de nom, devant les enfants… j’étais telle une poule mouillée couvant ses rejetons en larmes.

    Ça été difficile mais c’est ma plus grande fierté, ma plus grande réussite.

  7. juin 27, 2008 à 1:00

    Bonjour Morenita,

    Ton texte est venu me chercher profondément ce matin, car je prends conscience peu à peu d’avoir été victime de la même situation. Le pire, c’est que personne dans notre entourage (nos amis communs) n’ont eu conscience de l’étendu de la situation. Normal, j’avais honte d’en parler.

    Comment, moi, une fille intelligente, pouvait m’être laissée avoir ainsi ? L’incident des petites culottes, j’ai vécu exactement la même chose. Quand tu es rendue à surveiller la couleur des sous-vêtements que tu portes en fonction du jour, du moment… Même chose pour les achats. Lorsque je me payais du linge, j’arrachais les étiquettes pour qu’il ne voit pas le prix de mes achats. Il m’a d’ailleurs tellement traité de petite princesse dépensière que j’ai fini par y croire. Or, ça fait 6 mois que je suis partie, et parfaitement en mesure de tenir mon budget bien à jour.

    Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre de sa part où il me parle des enfants comme d’une maison, de biens. Il me dit qu’il va me céder les droits sur eux et disparaître dans la nature.

    Je suis bouleversée. J’hésite entre penser que c’est la pire des choses (mes enfants abandonnés par leur père) ou la meilleure.

    Désolée de m’étendre ainsi, Morenita, mais te lire et voir que tu vas bien, après être passée par cet enfer me rassure. Je serre les dents et regarde droit en avant.

  8. juin 27, 2008 à 1:44

    Circé : tu sais, je crois qu’on est un peu toute dans le même bateau. Notre entourage n’étant jamais au courant avant que la fin n’approche. Moi j’avais avisé ma famille au cas où il m’arriverait quelque chose. Tu imagines comment ils sont tombés sur le cul?

    Je crois que ton ex essaie de t’atteindre, de te blesser car il voit que tu t’en sors tout de même sans lui. Si tu tentes de le supplier de ne pas faire ça, il aura gagné car ça lui donnera de l’importance. Je te dirais de le laisser faire, un jour il se calmera et sinon… c’est qu’il ne mérite de continuer de voir ses enfants.

    Je suis séparée en mars 06 et je commençais à fréquenter M en juillet de la même année… mon collègue de travail. Eh oui alors mon ex a pensé quoi tu imagines? que je lui jouais dans le dos depuis des mois. Il se croyait, tous ses scénarios étant tellement pétant de vérité… à ses yeux à lui. Il a essayé souvent de me blesser, de me faire fléchir. Oh ça fonctionnait, je pleurais un bon coup. Appelait mes parents en larmes… mais j’ai tenu bon. Voici un copier-coller d’un email qu’il m’a envoyé un jour après que je lui ai mentionné qu’il n’avait pas à passer devant chez-moi le soir (et je me fous qu’il sache que je mets ça ici,c’est mon plus grand droit) : p.s. TC voulait dire trou de cul… c’est ainsi qu’il parlait de M aux enfants.

    “Je te l’ai déja dit le respect que j’avais pour toi est parti dans les bras de ton collon de travail …

    pis comme TC t’avais déja dit ”la route est a tout le monde” et ai je des compte a te rende

    écoute ta toujours fait ce que tu voulais de toute facon

    t’sé je te connais mieu que tu ne le pense

    j’ai souvent fait semblant de ne pas me rendre comte de choses j’ai fermer les yeux et je t’ai laisser faire

    ton collegue de travail te démangeais depuis déja belle lurette c’est pour ca que tu voulais que je partes de la maison vite .avoir su comment t’ai devenu la maison je l’aurais bien fait évaluer avec tous les meubles … moi qui pansais a toi et au kids.

    j’espere que t’ai contente de m’avoir volé l’enfance de mes kids je m’en souviendrai toute ma vie …

    JE NE SAURAIS PLUS JAMAIS LA POUR TOI .

    toi tu es une inconnue .celle que j’ai aimer est belle et bien morte

    sur ca si je ne serais pas polis je t’enverrais bien chier mais bon je me sens poli un peu

    C’est tout dire. Je conserve ces écrits pour me rappeller combien ma décision était la bonne.

  9. juin 27, 2008 à 1:57

    Ouf ! C’est à peu de chose près le style de mon ex. Sidérant ! Moi aussi, je garde tout. Mais pour d’autres raisons (légales).
    Merci.

  10. juin 27, 2008 à 2:05

    Bravo…Ce que ça prend de courage pour se mettre en pole position et partir…Bravo, à vous toutes qui avez réussi…Courage, à vous toutes qui y arriverez…

  11. juin 28, 2008 à 9:14

    bon je vais insérer un petit commentaire d’homme ici, excusez mesdames. La seule violence conjugale que je vois c’est celle de la télévision, celle ou il est trop tard, celle ou l’on voit passer une civière au féminin recouverte d’un drap blanc. Quand je lis ton texte et les commentaires je peux comprendre un peu plus les traces que peuvent laisser ces traumatistes. Trop souvent on pense que les traces psychologiques disparaissent avec les traces physiques. Ce que je me rend compte aussi c’est qu’il y a probablment beaucoup de femme qui subissent ce type de violence à des degré divers mais qui toutes laissent des traces. Je suis tellement surpris mais à la fois pas étonné de voir comment certain hommes peuvent se comporter parce que la passe de l’autoroute, c’est d’être vraiment jaloux possesif …….. content pour toi que tu en sois sortie et que le Miss Clairol ne dicte pas ta vie

  12. 12 Suzie
    juin 28, 2008 à 12:40

    Si je peux déménager mardi et ne plus avoir afaire a lui autre que pour les enfants…….
    je lis ton blog avec une mega crise d anxiété je sais que ca v a passé mais ce matin il a garder mes 2 plus jeune j allais au karaté…… en revenant en 5 mins il a réussis a me faire etouffé dans une crise d anxiété,,,,,,,,,,,, bon ca va aller mieux bientot!:) j adore te lire ca m aide beaucoup…

    suzie xx

  13. juin 29, 2008 à 6:15

    Oufff! Comme tu es bien débarrassée!! Quel poison ce type! Très malade en plus…
    J’imagine que ça a dû être très difficile de prendre LA décision, mais comme tu as bien fait. C’était l’enfer pour tes enfants et toi. Ils n’ont pas à subir la folie d’un homme malade.
    Que tu en rêves encore ça doit être le signe que ça fait maintenant partie d’un passé résolu, c’est loin derrière toi. Tu l’as échappée belle.
    Bon futur !

  14. juin 30, 2008 à 8:35

    Lusciousloba: le courage… je crois que le jour où on s’apercoit qu’on est quelqu’un nous aussi et qu’on ne mérite pas “ça”, c’est le coup de pied au cul qui manquait pour reprendre les rênes.

    Y man : je suis heureuse qu’un homme réponde. Tu sais, bien qu’on voit la violence dans les pubs maintenant, la plus insidieuse reste cachée car les femmes n’en parlent pratiquement jamais. J’pense pas qu’entre chums les hommes racontent leurs frasques… au fond, ils doivent bien savoir que c’est complètement stupide comme comportement.

    Suzie : Lâche pas ma belle, ça s’en vient. Faudra te laisser quelques mois pour décompresser et reprendre ton souffle par contre… faut pas oublier qu’on efface pas une longue vie de couple en faisant quelques boites!

    Pur Bonheur : Tu sais… bah non tu ne peux pas savoir en fait! Les comportements de mon ex je les vivais en silence à l’insu de tous. Même les enfants n’avaient pas connaissance de cela. Peut-être ressentaient-ils tout de même ce stress que je tentais de cacher mais… il était un bon papa et malgré tout, il voulait me dorloter. Si j’avais la migraine, il était là pour me masser la tête, etc… Mais j’étouffais. Il est devenu méchant et totalement con quelques semaines après notre séparation (qu’il voulait à l’amiable selon ses dires). En fait, tout a dégénéré quand j’ai eu quelqu’un dans ma vie. Ça aura pris 2 ans pour qu’il se calme. Maintenant ça va… quoique j’évite les contacts.

  15. juillet 2, 2008 à 6:30

    sur le conseil de rosie je passe chez vous, decouvrir votre blog, pardon d’entrer ainsi dans votre vie, mais vous raconter bien votre vecu….merci de partager
    bon mercredi amities
    qing et rene
    http://belgique-chine.over-blog.com

  16. juillet 2, 2008 à 9:20

    Bienvenue chez moi alors :)


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