Samedi soir 17h. Après avoir testé la suspension de ma voiture sur le chemin parsemé de trous (pour être polie), je me suis garée tout près du fossé longeant le bois menant à la vieille cabane à sucre. La vraie cabane typique avec les rideaux à carreaux rouges et blancs. Les planchers croches et les poutres basses du plafond (où je me suis pétée le front à quelques reprises) avaient leur charme certain. On pouvait presque entendre l’accordéon en sourdine, comme si les murs de la cabane l’avaient conservés en souvenirs afin de n’être jamais silencieux.
M était arrivé avant moi puisqu’il avait décidé d’apporter son drum électronique pour accompagner le chansonnier. Je savais que je passerais une partie de la soirée seule… mais entourée de gens. Je savais qu’un imbécile un peu saoul viendrait me faire causette dès que j’enlèverais ma veste car il faisait trop chaud près du poele à bois. J’avais promis à mon mec de me défendre en attrapant sauvagement le gars par les couilles s’il se faisait trop colleux. On s’était bien marré, surtout que M me croyait bien capable de le faire.
Le repas était succulent quoique le sirop se sauvait continuellement vers la droite dans mon assiette étant donné le manque de niveau de la table. Tout le monde riait, le coeur était à la fête. M venait souvent me rejoindre quelques minutes pour retourner ensuite à son instrument. Comme je n’avais pas l’embarras du choix pour déposer mon postérieur aux premières loges afin de faire honneur à mon mec en étant sa plus grande groupie, j’ai dû me contenter durant de longs moments de le regarder entre un poteau et une touffe de cheveux!
Je me plaisais bien à l’observer de loin. À le voir heureux de jouer. Je pouvais détailler toutes ses mimiques faciales faites selon le beat qu’il faisait. Je savais qu’il aurait mal aux mains, que les ampoules prendraient place doucement jusqu’à éclater et lui rappeller combien il fallait parfois souffrir en silence. Entre deux tounes, je le voyais examiner la face interne de ses pouces. Et je l’aimais. En silence, de loin, du fin fond de cette cabane de bois où le toit menaçait de nous tomber sur la tête. Par moment je voyais ses yeux scruter les gens, à ma recherche et ça me plaisait bien. Je me sentais avec lui même si nous n’étions pas côte à côte. J’avais l’impression qu’on jouait à “trouver Charlie” et de voir le minuscule sourire discret se dessiner sur ses lèvres lorsqu’il me voyait me faisait tout chaud à l’intérieur.
C’était une belle soirée, vraie.


Bon ben parles moi de ça une relation empreinte d’amour et d’admiration! J’aimerais avoir une groupie en ce genre moi aussi pour me sentir bon…
Qu’il est bon de se retrouver même quand c’est à distance!
J’espère que vous pourrez à nouveau avoir tout plein de soirées de ce genre, je souhaite que les enfants aillent pour le mieux et que vous puissiez gouter toujours davantage à ces petits plaisirs de la vie à deux! 
Un regard amoureux…. que cela fait plaisir, je t’imaginais regardant ton chum et te disant c’est mon amoureux et il m’aime.
Tu vis des choses bien difficiles avec les enfants, mais tu as l’amour de ton chum et vous vivez une bien belle complicité, je suis si heureuse pour toi.
Le regard amoureux, c’est la complicité, se rejoindre être attentif à l’autre, je vis cela aussi et quel bonheur.
Comment va le papa de M? Je pense à vous tous.
Bon lundi et bisous xxxx
Merci à vous trois pour les commentaires. Je n’ai pas grand chose à dire… la gorge trop nouée. Vous m’excuserez.