Je l’ai déjà dit plus bas, mon p’tit dernier renaît de ses cendres et c’est vraiment ainsi que je le ressens. Toute la dynamique de la maison s’en trouve modifiée et je flotte littéralement sur un nuage. Bien que mon Fredo de son côté soit à son plus mal, le fait que mon rouquin soit devenu un clown en puissance et qu’il fait rire la galerie, ça fait au moins de petites périodes plaisantes pour tout le monde.
Je me suis même permis de douter un peu, d’espérer qu’au bout du compte je me sois trompée à son propos. Et s’il n’était pas tourette? Et si l’anxiété était la seule responsable de l’état de décomposition avancée dans lequel se trouvait mon rejeton depuis 2-3 ans? Qui faisait qu’il n’était plus que l’ombre de lui-même, figeant devant tout un chacun et essayant de se fusionner à tout objet l’environnant à chaque fois qu’une situation l’embêtait afin de devenir invisible. Mais je ne pu empêcher mes yeux de voir les mouvements avec ses doigts lorsqu’il jouait à des jeux vidéos. Je ne pu ignorer les petites dents qui venaient gratter la lèvre inférieure ni la toux, cette petite toux spécifique et particulière que je sais trop bien reconnaître. Mais si vous saviez comme je m’en fous finalement. De constater que mon fiston a un souffle nouveau qui lui permet de courir partout, de parler sans arrêt et d’être un véritable tourbillon. C’est tellement bon et savoureux pour mes yeux et mes oreilles.
Plus que 6 jours avant le rendez-vous avec le neurologue. Je sais que mon grand espère beaucoup de cette rencontre. Il n’en peut plus de secouer la tête violemment. Et moi je commence à m’inquiéter pour ses cervicales. Je ne peux soulager son mal de cou car les massages lui donnent envie de tiquer davantage. Je le sens triste… on le serait à moins. À défaut de pouvoir faire plus, je continue de lui répéter que je suis là et que je l’aime. Comme si ça avait un quelconque pouvoir.
Ma fille quant à elle navigue avec nous sur les eaux parfois troubles et parfois plus sereines. Ses tocs me font un peu damner mais ce n’est tout de même rien comparée avec l’an dernier. Pendant qu’elle me raconte ses journées, j’ai l’impression qu’une autre personne à l’intérieur de moi la regarde différemment de mes propres yeux. Voyant ses doigts s’ouvrir et se refermer sans arrêt, faisant craquer de manière inattendu ses petits os enfouis sous la peau. Je me suis toujours demandée comment un tel son pouvait sortir de là. Tout à coup, ma petite dame se tortille sur place puis enlève son bas droit comme si le feu y était. Je la sens frénétique, énervée, impatiente. Elle se tortille toujours, secouant son pied. Pliant et repliant les orteils. Elle ne parle plus, seul son pied existe dorénavant.
-Mamannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn!
-??
-Maman, j’arrive pas à faire craquer mes orteils (tic). Peux-tu tirer dessus pour que ça craque?
-Euh non! Yark j’aime pas ça moi quand ça craque ma poulette!
-Maman, j’peux pas arrêter tant que ça n’aura pas craquer… pis ça veut pas. Mamannnnnnn!
Crack. Soupir de soulagement de toutes parts.


Encourageant, c’est encourageant malgré tout, un peu de soleil dans les yeux de ton petit loup !
Lâche pas, belle maman.
Circé
xx
Woah ! Je suis soufflée par tous ces mots, délicieux, articulés, amoureux, fiers.
Soufflée par le talent, aussi.
Je ne connaissais pas Le Feu de Morenita.
Croyez-moi, je m’abonne à l’instant.
Brrrrravo.
Et merci à Mandoline de m’avoir menée ici à partir de son blogue.
Circé : merci! Je crois que l’on arrive à profiter de tout un moment donné… même des toutes petites étincelles de bonheur alors quand les feux d’artifice se déploient… je capote! ha ha ha
Intellex : Et bien merci! Et bienvenue chez-moi. Mes mots? ils viennent de loin, très loin parfois mais ils sont toujours bien sentis et authentiques!