Mon enfant, nu sur les galets
Le vent dans tes cheveux défaits
Comme un printemps sur mon trajet
Un diamant tombé d’un coffret
Seule la lumière pourrait
Défaire nos repères secrets
Où mes doigts pris sur tes poignets
Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai
(Francis Cabrel)
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C’est au pluriel que je voudrais ces mots. Je vous aime mes cocos. Y a tellement longtemps que je rêve de ça. Que je rêve de voir mon tout-p’tit (plus si petit) se lever un matin sans me dire en pleurant qu’il ne veut pas aller à la garderie. Ton sourire avec tes yeux endormis pendant que je brossais tout ton corps. Ton visage enfouis contre ma poitrine alors que je frottais ton dos. Je te sens différent depuis quelques temps. L’ergothérapeute avait tellement raison.
Mon ti-prout je suis fière de toi. Je te sentais serein ce matin. Je veux croire que ton Celexa t’aide vraiment même au risque de te voir sous ton vrai jour. Je te découvre un peu hyperactif mais est-ce seulement pour rattraper tout ce temps perdu où tu étais figé? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je veux croire que ce n’est pas un effet secondaire qui te rend agité. Je veux croire que c’est bien toi, si vivant même si tu as parfois l’air d’une petite tornade. Je ne m’attends pas que ce soit facile tous les jours. Je ne m’attends pas que tu parles plus à N à la garderie. Mais je te sens mieux et ça fait tellement de bien.
Et toi mon grand, savais-tu que j’ai passé beaucoup de temps sur le net afin de chercher, chercher, chercher tout ce qui aurait pu m’échapper comme traitement? J’aurai plusieurs choses à discuter avec le neuro le 16 mon Fredo. Et je t’assure que si j’ai à choisir entre notre voyage au Pérou en famille et ton cerveau… le choix sera facile. Je suis certaine que ton frère et ta soeur comprendraient. Tu sais que je donnerais cher pour toi?
Et toi ma puce, je suis tellement fière de toi. Des efforts que tu fais dans la vie de tous les jours même si parfois tu as un sale caractère de cochon! Je te retrouve songeuse régulièrement, concentrée sur un poème que tu écris. Tu es une petite soie ma poulette. Je ne donnerai jamais ton gentil poème au père de M car ça lui ferait trop de peine tellement il est beau. Tu sais ma cocotte, les gens sur le point de mourir sont parfois trop fragile. Mais ta pensée était belle, tu as un grand coeur.
Ces moments de tendresse à l’heure du dodo… à entendre le rire de Gab que mes cheveux sur son visage chatouillent. Sa petite voix murmurant à mon oreille “je t’aime plus que ma vie maman”.
Le soupir de Valérie, le sourire aux lèvres et les yeux fermés lorsque je demeure joue contre joue après les éternels trois baisers.
L’étreinte forte de mon Fredo qui ne me lâche plus lorsque je m’aprête à me relever pour quitter la chambre, disant simplement “reste”.
Je vous aime mes trois petits tourettes, toujours.
p.s. pourrais-je vous demander un peu de courage pour les semaines à venir? Le père de M ne va pas bien du tout… cancer du rectum, foie et poumons. C’est un homme amaigri et sous l’effet de la morphine que nous retrouvons maintenant sur son lit d’hopital.


Je n’ai rien d’apaisant à vous dire, je vous ai lu dernièrement et j’ai été secouée… Quand on es pris dans le tourbillon de la vie on oublie que, pas très loin de nous, il existe des guerriers qui partent à la guerre chaque jour, oh pas comme dans les guerres que l’on montre à la télé, non, ces batailles plus cruelles et méconnues des autres, celles que l’on affronte seul, le dos laisé et le coeur bafoué… Vous êtes forte m’dame! Moi j’ai pour mon dire que les enfants malades choisissent leurs parents! Je crois qu’ils choisissent les plus forts afin d’ensoleiller les jours gris! Vous êtes le soleil qui contaminez les jours de pluie! Vous êtes l’aurore sur les nuits qui n’en finissent plus… Lâchez pas m’dame, la vie a eu vachement confiance en vous pour vous confiez ces 3 perles qui vous font aimer autant!
Tu touches peut-être au bonheur.. Tu sembles l’apprécier c’est ça l’important….
Wow, quel texte touchant Morenita!! J’en reviens pas, tu me coupes le souffle!
Moi, je t’en souhaite tout plein du courage. Du courage trouvé parmi les tiens, envoyé par les rayons du soleil qui se font de plus en plus chauds ou puisé dans les flaques d’eau de la neige qui fond. Je t’en donne tout plein!
Il est vrai, chère Morenita, que nous nous “connaissons” seulement par l’intermédiaire du Web… Mais je suis heureuse de voir que ça se place un peu pour toi aussi. Résilience, quand tu nous tiens!
En tous cas, lâche pas! Je viens faire mon tour quasi quotidiennement, témoin silencieuse de tes cris de peine et de joie… Heureuse de voir que ta pente remonte doucement. Je pense à toi et je t’appuie fort fort, malgré mon silence!
Bien heureuse de voir les bons moments que tu passes avec tes amours. Tu m’épates tu trouves du positif à ce que tu vis avec les enfants et c’est très méritoire.
C’est sur que tu as des moments où tu te questionnes, que le moral est un peu plus bas, mais tu rebondis et tu vis ton moment présent, bravo.
Continue à voir l’évolution de tes enfants, tu les aimes, ils te le rendent bien, c’est tout ce qui compte.
Pour le papa de M et bien bon courage à toute la famille.
Bon mercredi de bisous, ma belle xxxxx
Merci à vous tous, et aux nouveaux venus chez moi!
Mes p’tits bonheurs seraient probablement anodins pour la majorité des gens, mais pour nous ce sont de grandes victoires! J’en viens même à faire davantage de conneries afin d’en profiter encore plus comme par exemple mettre plein de yogourt sur le nez de mon tout petit et lui demander de se nettoyer avec sa langue… fou rire assuré de tous. Je crois que nous sommes restés 30 minutes de plus à la table hier soir, seulement pour rire et dire des conneries. Je ne saurais décrire avec les mots justes la chaleur qui envahit mon corps en regardant le sourire de mes trois enfants. Leurs rires est une véritable mélodie à mes oreilles.
Je dirais même que la dynamique avec M est en train de changer pour le mieux, tout ça pour un tout petit 2.5 mg de médication. Autant jadis j’avais peur de perdre l’éclat dans les yeux de mes enfants avec les médicaments (ce qui fût le cas aussi) autant aujourd’hui, je découvre une lueur nouvelle dans la prunelle des yeux de mon Gaby.